Compétences - appétences - expressions culinaires

Compétences, appétences et expressions culinaires !

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appétences et compétences

Parce que parfois, c’est plus facile de se souvenir de concepts clés avec une dose d’illustrations, voici la matrice Savoir Faire / Aimer faire librement ré-interprétée à la sauce expressions culinaires ! Avec mon grain de sel en plus.

1/ Je sais faire / je n’aime pas (particulièrement) faire : zone de consentement / concession

Je suis bonne pâte et je fais ce qu’on me demande de faire parce que, pour moi, ça ne mange pas de pain ! Je suis dans ma zone de confort, je peux même faire vite et bien voire même faire en pilotage automatique, machinalement parce que cette compétence est rôdée et avérée chez moi. Mais à dire vrai, je fais un peu les choses par résignation, par consentement. Evidemment, ça manque un peu plaisir et de vibrations positives parce que je n’aime pas particulièrement ce que je fais, et je risque un jour ou l’autre de rester sur ma faim ! L’ennui et la frustration me guettent si je persiste à rester strictement dans cette zone de compétences.

A première vue, on pourrait penser qu’avoir ce type de collaborateurs est confortable : des personnes compétentes et obéissantes qui se contentent de faire ce qu’on leur demande et le font bien. Le rêve de tout manager ? Sauf qu’à bien y réfléchir, l’énergie risque d’être un peu « flat » et l’engagement, l’implication et le plaisir de faire aux abonnés absents. Pas forcément bon signe pour fidéliser des collaborateurs et embarquer l’équipe dans une aventure collective !

2/ Je sais faire / j’aime faire : zone de plaisir

Alors là, c’est du gâteau ! Je prends du plaisir à ce que je fais, je sens que je maîtrise mon sujet, je suis clairement dans ma zone de confort et de compétences, mais aussi d’appétences ! Mes qualités et aptitudes sont avérées et reconnues par mes pairs et ma hiérarchie. Je travaille dans la fluidité et avec efficacité. Et tout ça bien sûr me donne la pêche, prendre du plaisir au travail, on n’a rien trouvé de mieux pour avoir envie de se démener, non ?!

Manager ce type de collaborateurs est forcément plaisant : bonne humeur, énergie positive, implication et engagement sont au rendez-vous quand on permet aux personnes de s’épanouir pleinement dans ce qu’elles aiment faire. Et comme la nature est bien faite (en général !), les appétences des uns s’imbriquent avec celles des autres pour créer un patchwork de compétences où chacun trouve sa place, sa valeur ajoutée et son don unique.

3/ Je ne sais pas faire / je n’aimerais pas faire : zone de résistance

Là, j’ai la désagréable sensation de marcher sur des œufs et il se pourrait que cela me donne même envie de rentrer dans le lard si on me force à aller dans cette direction. Je ne sais pas faire ce qu’on me demande, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé et je n’ai aucune envie d’apprendre, alors je finis souvent par me braquer ! Evidemment, certains vont se focaliser sur le fait que je m’arque-boute et qu’on ne peut rien tirer de moi, sans voir qu’en fait, cette résistance s’explique beaucoup par le fait que je ne sais pas trop à quelle sauce je vais être mangé(e) et que j’ai peur de ne pas savoir faire, tout simplement.

Comprendre les freins et les blocages à faire n’est pas évident mais le jeu en vaut largement la chandelle pour le manager. Derrière toute résistance se cache bien souvent un besoin non satisfait et/ou non exprimé. Ici, il s’agit d’écouter le collaborateur pour identifier avec lui ce qui le/la rebute précisément, de quoi il/elle aurait besoin pour prendre ne serait-ce qu’un tout petit peu plus de plaisir à la tâche, ce qu’il peut proposer pour rendre les choses plus légères et digestes, comment on peut l’accompagner dans ce parcours. Vous avez dit manager coach ?

4/ Je ne sais pas faire / j’aimerais faire : zone de désir

Evidemment cela me fait un peu peur de ne pas savoir faire ce qu’on me demande, mais j’en ai l’eau à la bouche. Ce nouvel univers m’intrigue, attise ma curiosité ! J’ai envie de sortir de ma zone de confort, d’apprendre de nouvelles choses, de me frotter à des challenges personnels. C’est tout simplement ce qui me permet d’avoir la patate !

Ces collaborateurs vont une nouvelle fois vous faire explorer vos compétences de manager coach et de manager agile. Ultra-motivés et pourtant vulnérables, l’accompagnement que vous aurez à mettre en œuvre avec eux consistera à leur offrir votre confiance, à les faire grandir en compétences via des formations ou un système de mentoring adaptés et à les soutenir dans leur processus d’apprentissage avec, notamment, des points d’échanges bienveillants et réguliers.


A quoi sert cette matrice compétences / appétences ? Déjà à se souvenir qu’il est préférable, dans la mesure du possible, de faire en sorte que les missions soient liées avec les appétences.

Concrètement, cela signifie :
- Ne pas préjuger de ce que vos collaborateurs aiment faire et ne pas projeter en fonction de vos propres zones de plaisir / déplaisir (si, si, il y a des gens qui adorent piloter des chiffres ou suivre des procédures administratives !).

- Permettre l’expression des besoins de chacun en invitant vos collaborateurs à se positionner dans le cadran, à parler de leurs goûts, de leurs envies, de leurs besoins et à proposer des répartitions des tâches appropriées en fonction des appétences de chacun. Et faire confiance à l’équipe pour s’auto-organiser !

- Valoriser toutes les missions (et pas seulement celles qui correspondent à vos filtres personnels) en faisant en sorte que chacun se sente utile, comprenne à quoi il contribue, en quoi son travail (ses compétences mais aussi ses appétences) est indispensable à l’équipe et permet de répondre aux objectifs et à la vision partagée.

Bonne tambouille !